Les idées reçues sur la cigarette électronique.
D’après le baromètre Santé Publique France publié en 2019, un français sur deux pense la cigarette électronique plus nocive que la cigarette de tabac, et ce, avec une forte prédominance chez les fumeurs, pourtant les plus concernés. Il en résulte que le passage des fumeurs à la cigarette électronique est souvent rendu plus difficile par leur propre entourage, qui, inquiet pour la santé du vapoteur l’assaille de questions et remet en cause son passage vers un outil efficace du réduction du risque. Le vapoteur est parfois démuni face à toutes ces interrogations et affirmations. Il finit souvent soit par remettre en doute sa pratique (allant même jusqu’à se remettre au tabac) ou envoyer sur les roses son entourage, qui pourtant, l’interrogeait avec de bonnes intentions.

On ne sait pas se qu'il y a dedans !
Les éléments qui composent une cigarette électronique sont connus depuis son arrivée sur le marché et même antérieurement. En effet, la cigarette électronique et ses e-liquides n’ont pas créé de nouvelles molécules chimiques mais sont constitués d’ingrédients déjà utilisés dans de nombreux produits, notamment par l’industrie agro-alimentaire.
-Propylène Glycol (PG): Il est utilisé dans les liquides comme support d’arôme, fixateur et diluant. C’est un composé chimique dont la volatilité permet d’obtenir de la vapeur à de faibles températures. Utilisé dans l’industrie pharmaceutique (spray buccaux et inhalateurs) et cosmétique (humectant anti-bactérien), le propylène Glycol fait l’objet d’une classification FDA de « GRAS » (generally recognised as Safe). Il est reconnu comme peu toxique en utilisation répétée et prolongée par la classification européenne CLP. Le propylène glycol est une substance à laquelle nous sommes tous quotidiennement exposés dans la vie courante et qui ne présente pas de caractère dangereux, cancérigène ou mutagène. Il peut toutefois entraîner de petites irritations ouassèchement des muqueuses chez les personnes qui y sont sensibles.
-Glycérine Végétale (GV ou VG) : La glycérine végétale est composée à 99 % de glycérol, un élément qui se retrouve naturellement dans le corps humain, précurseur du glucose et du glycogène. C’est un liquide visqueux, inodore et incolore. La GV est, comme le PG, classée « GRAS » par la FDA, et n’est pas classée comme dangereuse à la CLP. C’est une substance qui n’est à nouveau ni cancérigène, ni mutagène. C’est une substance très courante dans un grand nombre de produit agro-alimentaire, cosmétique ou pharmaceutique. La Glycérine Végétale peut toutefois représenter un risque à la surchauffe anormale, se transformant alors en un aldéhyde appelé acroléine. En utilisation normale, on ne détecte pas cette formation d’aldéhyde. Il faut juste veiller à entretenir correctement sa cigarette électronique et ne pas vapoter si il n’y a plus de liquide. Le goût est tellement infâme que le vapoteur s’en aperçoit très très très rapidement !
- Des arômes : Naturels ou synthétiques, au départ se furent ceux utilisés dans l’industrie agro-alimentaire. Ils ont depuis été adapté aux e-liquides en excluant des substances déconseillées à l’inhalation (diacetyl, acetyl propionyl, acétoïne…). Les arômes sont généralement formulés sur une base de propylène glycol pour être plus adapté à leur utilisation en vape.
- De la nicotine : La nicotine utilisée dans les liquides est une nicotine liquide appelée nicotine-base. La molécule de nicotine est extraite directement de la plante de tabac pour être ensuite élevée à un haut degré de purification puis être utilisée dans les patchs ou dans les e-liquides.
La réglementation française en matière de fabrication de e-liquide est strictement encadrée et régie par l’application de la TPD (Tobacco Product directive) européenne transcrite en France par les Lois Santé de 2016. Elle répond aussi aux exigences de la classification CLP sur les produits chimiques et du REACH. Tous les e-liquides sont soumis à obligation déclarative à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) ainsi qu’aux centre-anti poisons à des fins de veille sanitaire.
Chaque e-liquide doit faire l’objet d’une fiche de sécurité, de déclaration des compositions et d’analyses toxicologiques, microbiologiques sur le liquide et les émissions de liquide par des laboratoires d’analyses en interne et externe.
Vapoter est plus dangereux que fumer!
La quasi totalité de la nocivité du tabac provient de la combustion produite en le brûlant. La fumée d’une cigarette de tabac contient :
- Du goudron: Produit de la combustion, le goudron provoque de graves pathologies pulmonaires tels que le cancer du poumon, des voies aériennes supérieures, de la vessie…
- Des particules fines: Elles attaquent les bronches et provoquent des maladies cardiaques et respiratoires graves.
- Du monoxyde de carbone: Les particules de monoxyde de carbone sont particulièrement nocives car elles remplacent les molécules d’oxygène en circulation dans votre corps. Il faut 3 jours au corps humain sans cigarette pour évacuer le monoxyde de carbone. Il représente un véritable danger cardio-vasculaire et est responsable de nombreux infarctus du myocarde, AVC, artérites…
Rappelons-nous que le tabac c’est 73 000 morts chaque année en France. C'est la consommation volontaire de produit la plus meurtrière.
La réussite de la cigarette électronique est de permettre une délivrance de nicotine à un fumeur en évitant la combustion et donc l’inhalation de monoxyde de carbone, de goudrons, de particules fines et d’une centaine d’autres molécules toxiques. Pour autant, la vapeur de cigarette électronique n’est pas d’une totale innocuité. Difficilement mesurable car elle dépend beaucoup des arômes utilisés, la nocivité d’une cigarette électronique a tout de même été établie à 95 % de nocivité de moins que du tabac fumé (rapport du Public Health Of England). Il faut mettre en perspective la nocivité intrinsèque de la cigarette électronique dans une logique de bénéfice / risque. Si le passage à la vape est grandement et largement bénéfique à un fumeur en terme de santé, il sera défavorable pour un non-fumeur.
Il n'y a pas de recul sur les effets!
C’est un fait invariable, pour autant, depuis sa commercialisation en 2008, soit depuis plus de 10 ans, il n’y a pas eu de mort imputée à la vape dans des cas normaux d’utilisation de produits réglementés. Les études s’accordent toutes à démontrer une utilisation bien moins nocive que celle de la cigarette de tabac. Le tabac, lui tue 73 000 personnes en France chaque année. Face à un tel fléau, la notion de principe de précaution, au vue des bénéfices / risques démontrés par les études, n’a pas lieu d’être. Doit-on empêcher les utilisateurs qui ont une vie de tabac derrière eux, de pouvoir essayer une alternative plus saine ? Bien évidemment, le mieux restera toujours, et sans le moindre doute, de stopper toute consommation de cigarette ou de e-cigarette. Cela reste l’objectif de nombreux fumeurs et vapoteurs, mais le chemin à parcourir n’est pas toujours simple pour tous. Restons indulgents.
La vapeur est toxique pour l'entourage!
Aucune étude n’a à ce jour démontré une toxicité de la vapeur rejetée par un vapoteur sur son entourage. Des études ont confirmé que les composants rejetés dans l’air ambiant étaient les mêmes que ceux entrant dans la composition du e-liquide. La nicotine rejetée représentaient 6,3 % du volume inhalé. Ces taux sont trop faibles pour avoir un quelconque impact physiologique sur l’entourage. La demi-vie de la vapeur dans l’air ambiant est également 100 fois plus courte que celle d’une cigarette ou d’une chicha.
La nicotine est cancérigène!
La nicotine n’est pas cancérigène malgré de nombreuses croyances. C’est de l’association du tabac et de la nicotine que découle cet amalgame. La cigarette est cancérigène mais non à cause de la nicotine qu’elle contient. La cause cancérigène est la présence de nitrosamines et de goudrons dans la fumée de cigarette. Un effet cancérigène de la nicotine n’a pu être prouvée sur des rats exposés pendant 2 ans à des inhalations régulières de fort taux de nicotine. La nicotine, aux concentrations proposées dans les e-liquides ou dans les patchs, ne présente pas de potentiel toxique avéré.
Nous espérons que ces quelques réponses aux idées reçues sur la cigarette électronique vous permettrons d'y voir plus clair! N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou rendez vous dans vos boutiques E-Déclic de Frontignan, Gigean ou Sète.








